lundi 20 mai 2013

Samedi 18 mai : Pinar del Rio

Tout au long de la journée, on a cherché à viser juste pour l'essence, étant donné qu'il fallait rendre la voiture vide... A coups de 5 CUC par ci par là, on a réussi à ramener la voiture n ayant fait 70 km dans le rouge! La circulation à La Havane n'est pas évidente, puisque en plus de ce stress, il a fallu trouver l'aéroport sans indication et au prix d'une négociation avec un agent de police zélé devant l'aérogare. Il s'amuse à faire peur aux étrangers totalement perdus et qui font une dernière erreur d'inattention.
Côté visites, nous n'arrivons décidément pas à voir une fabrique de tabac. Aujourd'hui, c'est fermé! Par contre, nous nous rabattons sur la Cueva de Portales. Elle demande à faire un bon détour par des routes exécrables. Mais elle vaut vraiment le coup: c'est à la fois une immense cave voutée type cathédrale et aussi un lieu historique puisque c'est l'endroit où étaient positionnés le Che et ses hommes pendant la crise des missiles. Une visite commentée par un charmant gardien! 







dimanche 19 mai 2013

Vendredi 17 mai : cayo jutias

Journée plage. La route est sympa, et surprenant encore une foret de pin parsemée de cocotiers. Les luxembourgeois (pas courant d'en rencontrer !) nous ont prévenus, on paye beaucoup pour cette plage. Finalement, on ne paiera que le péage, on passe à travers le paiement du parking et des transats. Une route sur la mer rejoint le cayo, entre mangrove et mer. Notre premier arrêt est un échec : infesté de moustiques !! Puis on trouve la plage, ses paillotes, son eau chaude et turquoise. Pas mal de cubains, on retrouve le style antillais = on vient à la plage en grand groupe. De tellement grands groupes que les pédalos sont à deux doigts de couler... Ambiance sympa. Alix court partout. Je regarde un peu les fonds, il y a quelques beaux poissons, et surtout pas trop d'oursins.
Petit tour à Los Jasmines, pour un autre superbe point de vue de fin de journée, et Alix se tente un petit tour en zébu, même pas peur !
De retour à la casa, nous préparons les sacs, demain, c'est le départ.











Jeudi 16 mai : Vinales

Nous sommes très fiers d'Alix aujourd'hui. Nous avons monté à cheval et elle n'a jamais eu peur. Une balade très sympa, tôt le matin dans la vallée de Vinales. Ce sont des chevaux semi-automatiques selon l'expression locale. On s'est promené à travers champs, au milieu des chèvres, cochons, poules, chars à boeuf, maïs, manioc, ananas. Une halte intéressante dans une grande cabane en bois dans laquelle sont séchées les feuilles de tabac, a été l'occasion d'une démonstration de roulage de cigare. On a même testé!
Au retour, une caresse pour remercier ces adorables bêtes et ensuite on a bullé une bonne partie des heures chaudes à la casa.
En fin de journée, une visite aux mogotes de las dos hermanas nous a permis d'avoir une vue à 360 degrés sur la campagne entourée de ces magnifiques formations rocheuses. Une autre curiosité touristique est l'idée farfelue de Fidel de faire peindre l'une d'elle de dessins horribles sur le thème de la préhistoire...
A la Ermita, autour d'un mojito, nous jouissons d'un beau point de vue sur le village et ses mogotes. Une journée très tranquille au rythme cubain.









Mercredi 15 mai : Vinales

Matin enchanteur sur notre ile. Sortis du lit tôt pour le départ en bateau, nous pouvons comme celà profiter du réveil avec les vagues, du levé de soleil sur la mer, du petit déjeuner face à l'eau turquoise. On sent Alix tout émoustillée, peut-être grâce au pain donné aux oiseaux ou à la perspective du bateau. Une demi-heure de traversée où nous profitons de la vue sur les montagnes. Ce sont celles ci que nous rejoignons ensuite, avec de beaux paysages de terres rouges. Arrivés à Vinales, nous nous posons à la casa dans le petit jardin, avec une pizza dégotée avec Alix. Nous avons du mal à repartir, mais la perspective de la voiture climatisée me motive. Idéal par temps chaud, nous visitons une grotte, du type de celles occupées par les esclaves cachés dans les montagnes. Puis une belle route de montagne nous amène par hasard dans un village où l'on nous propose une balade à une cascade, à l'ombre. Avec les deux filles sur le dos, dont Alix que le transfert n'a pas réveillé, la promenade est bien agréable. Notre guide nous montre les oiseaux (cartacuba, colibri et tocororo) et nous croisons des cochons sauvages. Le site à l'arrivée est idyllique, un joli bassin entouré de verdure. Nous pouvons nous baigner et Alix est contente de tremper les pieds.
Au retour dans la maison de notre guide, sa femme et sa mère nous propose de la coco, un fruit rouge inconnu nommé mamey et bananes sur bananes. Impossible d'arrêter Nelly, surtout lorsqu'Alix s'y met aussi !









Mardi 14 mai : Cayo Levisa

Nous avions choisi Soroa pour sa proximité de Cayo Levisa. A vol d'oiseau, le choix est bon, mais nous ne sommes pas des oiseaux! La route est aussi belle que calamiteuse. La journée au Cayo, ça se mérite! Après une traversée dans une sorte de grande barge, nous atteignons une ile de rêve dévouée au farniente. Nous avons une formule tout compris mais l réception n'est pas au point. Après quelques négociations pacifiques, on arrive à prendre un repas au bord de l'eau et prendre possession du bungalow sur la plage à 14h. Pendant la sieste, nous profitons d'un bain en amoureux : inédit!
En fin de journée, une balade le long de la plage de sable fin nous emmène à la Punta Arenas. Au bout, il faut traverser une végétation de mangrove et d'arbres morts, qui donne un aspect étonnant. A l'arrivée, nous sommes seuls, comme perdus sur une ile déserte, avec pour compagnons oiseaux marins et bernards-l'ermite. Nous avons joué longuement à cherche tétine dans le sable pour Nelly en remontant les traces de pas de Sylvie.
Un dernier bain au coucher du soleil pour savourer et une nuit bercée par le bruit de la mer.













Lundi 13 mai : Soroa

Vite quitter les moustiques... Nous ne tentons pas un dernier bain, route directe pour la campagne de Soroa. Ça se fait bien, c'est de l'autoroute tout du long pratiquement. Arrivée dans un havre de paix, un des accueils les plus chaleureux que nous ayons eu, un magnifique jardin, on se sent bien tout de suite. Après le déjeuner sous la pergola, nous allons nous promener dans l'orchideria. Il y a moins d'espèces visibles qu'attendu, mais le jardin est vraiment superbe, très bien entretenu. Nous faisons un petit tour dans le coin, mais les torrents sont à secs. Le paysage traversé en voiture est cependant superbe et nous change. Le soir nous apprécions encore l'amabilité de nos hôtes, qui sont très attentionnés avec Nelly. Ils ont eux-mêmes une belle collection d'orchidées.xdcxerew







Dimanche 12 mai : Playa Larga

C'est la fête des mères et les cubaines se la souhaitent toutes. Mauret, celle qui nous reçoit la souhaite à Sylvie et une dame dans la rue lui fait même la bise en la félicitant. Cet après-midi, c'était même une grande fête sur la plage, avec musique à fond, beaucoup de monde à danser... Ce dernier bain sur la côte sud était très agréable. Peu profond sur une grande distance avec des vaguelettes. Alix a pu prendre plus ses aises dans l'eau et courir sur la plage. Nelly, assise sur le sable a tapoté dans l'eau frénétiquement comme à son habitude.
Cette journée a été plutôt tranquille. Une visite du criaderio de crocodilo, une ferme d'élevage de crocodiles, près de 4000, âgés de 0 à 35 ans. C'était très intéressant et cela a beaucoup plu à Alix, qui a même pu toucher un bébé de quelques mois... Une partie d'entre eux est réintroduite dans la Cienaga de Zapata, une autre se retrouve dans les assiettes, comme on a pu tester hier.
Pendant la sieste des enfants, je lisais à l'ombre sur notre terrasse balayé par un vent marin très rafraichissant. Sylvie a fait une sortie plongée, recommandée la veille par des touristes croisés à la casa.
Ce soir, nous avons mangé une bonne langouste en sauce pour changer.





Samedi 11 mai : Cienfuegos et Playa Giron

On profite du petit dej avec vue sur la baie. Le cadre de notre casa est vraiment joli. Nous faisons un tour à pied de Cienfuegos, et c'est vraiment une ville agréable, qui parait plus aisée que beaucoup d'autre. Une allée commerçante (oups dans un pays anti- consmériste ? ), une belle place avec des monuments restaurés (où les jeunes filles apprennent à danser), des pigeons qui donnent le tourni à Alix. Nous allons à la Punta Gorda, un lieu de promenade et de baignade des cubains. Des jeunes filles tentent un défilé de mode. Il y a de magnifiques demeures, des anciens casinos, datant de l'époque où Cuba était le lieu de villégiature (et de débauche) de l'Amérique, sous Batista. Nous visitons un palais en style mauresque, à la recherche (pour Alix) des princesses (une mariée à la sortie sauve notre histoire...).
Puis route vers Playa Giron, une bonne surprise, la plage est belle et invite à la baignade pour tout le monde et sortie masque et tuba pour moi. Sur la route en suivant, nous nous arrêtons à une piscine naturelle, anciennement reliée à la mer sans doute, avec des poissons multicolores, et une profondeur de 70m. Nous arrivons à destination à Playa Larga, le cadre est super mais la soirée passe trop vite pour profiter des transats en bord de mer.















Vendredi 10 mai : de Trinidad à Cienfuegos

La route longe en grande partie la mer des Caraïbes. C'est assez joli. Cette côte est très sèche. On y trouve quelques fermiers (bovins, poules, chèvres, cochons). Ils sont à cheval et bossent de 7 à 77 ans... Alix a la chance de regarder tous ces animaux et est souvent très déçue lorsqu'elle n'a pas le temps de se lever pour les voir. Nous faisons la visite du jardin botanique de Cienfuegos vers midi. C'est un grand parc avec beaucoup d'arbres plantés il y a longtemps par un colon qui a ramené des espèces d'Afrique et d'Asie. Beaucoup de palmiers et de bambous en particulier.
Pour rejoindre le chateau de Jagua, nous avons vécu une aventure très bizarre. Cela nous a à la fois appris beaucoup et laissé un goût amer... En demandant notre chemin, on nous force presque à prendre en stop un couple fort sympathique. Ca tombe assez bien puisque Sylvie trouvait ça sympa de prendre des gens en stop. Par ailleurs, ils veulent nous faire faire tout le tour de la baie pour rejoindre le village. Ce n'était pas notre plan (nous pensions pouvoir couper par un bateau). Donc on leur fait comprendre et on s'entend pour les laisser. Coïncidence : à ce moment là, on crève. C'est assez fréquent dans ce pays. Mardil est très rapide pour changer la roue et nous décidons d'aller à Cienfuegos pour réparer la roue. Là, ce n'est pas possible. Alors je leur propose de les emmener dans leur village pour les aider. Il me dit qu'il y aura quelqu'un pour réparer la roue. On laisse Sylvie et Nelly avec la fille et elle l'invite chez elle, où son fils de 8 ans rentre tout juste de l'école. Pendant ce temps, je vais dans une sorte de zone (barres d'immeuble). La réparation prend du temps alors je suis invité aussi dans la maison. C'est un cube en parpaings, non peint, sans eau courante. Ils nous servent un jus de mangue et ouvrent une noix de coco. Alix joue un peu avec le garçon. Ce fut pour nous très instructif de voir le peu de choses qu'ils possèdent, comment ils arrangent leur maison, de discuter de l'échec de l'implantation d'une centrale nucléaire par les russes, du système de garde des jeunes enfants. Au final, comme il a tout géré pour le pneu, il m'a demandé une somme que je trouve démesurée pour la réparation. Je lui ai quand même donné car il me semble qu'elle va dans de bonnes mains... Ils en ont plus besoin que nous...









Jeudi 9 mai : Topes de Collantes

Journée rando : nous partons à l'assaut des montagnes qui nous entourent. Sur la route, passage par un contrôle de police qui se déride en voyant les filles. La route est très pentue, pas facile. Nous sommes surpris de rejoindre un grand centre touristique, et choisissons une petite balade où nous serons finalement tout seuls. La végétation est intéressante, en grande partie ce que nous avons déja vu en Martinique, mais aussi plus surprenant avec des sapins. C'est la plupart du temps ombragé. Alix ne souhaite pas beaucoup marcher, et les deux filles se laissent porter. Le clou de la balade est une grotte avec des bassins d'eau. Nous faisons carrément de l'escalade à tour de rôle pour explorer la grotte, des stalactites forment une ambiance particulière. Je me trempe les jambes mais nous ne nous baignons pas car l'orage menace. Il fait encore chaud, et nous sommes content de ne pas avoir trop de soleil, mais sur les 10 dernières minutes, c'est le vrai déluge et nous trouvons refuge sous une cahute où Nelly prend son biberon. Nous nous posons ensuite dans un petit restaurant du site. Le temps est encore sombre quand nous revenons à la ville. Nous faisons juste une petit musée sur la chasse aux bandits (= aux contres - révolutionnaires), ça me parait un peu extrême comme bagarre contre l'opposition... Encore un musée qui met en avant les bons soldats, avec salle prévue pour les scolaires, donnant une idée de la propagande. Une belle vue sur les toits de la ville. Petite balade, et nous profitons de notre terrasse en discutant avec 3 françaises.